De la Bible au fusil : Soif de liberté

Théâtre
De la Bible au fusil : Soif de liberté

Le Théâtre national Daniel Sorano a clôturé jeudi dernier sa saison 2007 par une Générale presse, avec au programme la répétition de la pièce intitulée : De la bible au fusil, du poète dramaturge Marouba Fall. Dans cette œuvre, l’auteur retrace l’histoire d’une rébellion des esclaves en Amérique.

L’histoire se passe vers le XVIIe siècle avec des personnages bien proches de la réalité, au regard de leur mise vestimentaire. A la levée des rideaux, c’est un vieil homme, muni d’une guitare et chantant le blues, qui va narrer le récit de l’œuvre. L’histoire se passe en Amérique, précisément en Californie du Sud dans une ville appelée Charleston. Le personnage principal est celui du pasteur Delmark, interprété par le comédien Ismael Cissé.
Pour avoir monnayé son affranchissement, le pasteur Delmark est un homme bien respecté dans la communauté noire. Mais la joie, procurée par sa liberté, sera de courte durée. Parce qu’il se rendra vite compte qu’il ne pouvait faire bénéficier de cette liberté aux autres membres de sa famille. Il restera bon croyant, prêchant toujours pour le respect des autres. Delmark s’oppose à la rébellion malgré la sollicitation de ses frères qui voient en lui un guide.

Mais ce sont les tortures physiques, qu’endure sa femme, qui le l’amèneront à soutenir la révolte entretenue par ses frères…

Ainsi, jeudi dernier, une heure durant, les comédiens du Théâtre national Daniel Sorano ont replongé le public dans l’histoire de l’esclavage, sur fond d’un décor sobre, une lumière claire d’une part, tamisée de l’autre. Ce qui rend la pièce captivante. Cette création, qui a été conçue par l’auteur Marouba Fall, à ses débuts en 1977, et revisité par le metteur en scène, Alpha Oumar Wane, se révèle comme un chef-d’œuvre.

 

L’histoire est le fruit de l’imagination du dramaturge. Elle démontre que, malgré leur faiblesse, les Noirs ont toujours su garder leur dignité. Avec cette grande répétition, l’objectif du dramaturge est presque atteint. Et quelques améliorations, notamment au niveau du jeu des artistes, pourraient aider à mieux faire partager les enseignements de cette histoire. La pièce est trop sérieuse, trop triste. C’est pourquoi, un peu d’humour pourrait détendre l’atmosphère, car malgré leur peine, les esclaves parviennent à donner un peu de joie dans leur vie. Avec une active participation du ballet de la compagnie. La musique de Bile Pan Thio (Samba Wone) est certes belle, mais un peu plus de rythme rendrait la pièce plus drôle.

La première De la bible au fusil est prévue pour l’ouverture de la saison 2008 du Théâtre national Daniel Sorano.

Paule Kadja TRAORE (Stagiaire) http://www.walf.sn/culture/suite.php?rub=5&id_art=39665 

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