22ème CONCOURS DE HAIKU Amadou Ba, Amara Condé et Fama Thiam ont reçu leur prix

 

22ème CONCOURS DE HAIKU : Amadou Ba, Amara Condé et Fama Thiam ont reçu leur prix

 

 

La résidence de l’Ambassadeur du Japon à Dakar a accueilli mercredi, la cérémonie de remise des récompenses pour les lauréats du 22è concours de haïku, édition 2007. Avec à la clé, téléviseurs, ouvrages, magnétophones, billet d’avion.

Concision, rigueur et philosophie. C’est sous ce triptyque que les 648 participants devaient plancher. A l’arrivée, 316 poèmes ont retenu l’attention du jury dont trois primés.

Il s’agit d’Amadou Ba, étudiant en deuxième année de Lettres modernes à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar qui a remporté le 1er prix. Professeur de mathématiques au nouveau lycée de Dakar, Amara Condé s’adjuge le 2è prix. Quant à Fama Thiam, pensionnaire du lycée Mariama Ba de Gorée, elle se retrouve avec le 3è prix. Les deux prix d’encouragement sont allés à Yao Kouamé Théophile, étudiant au CESAG et à Ousseynou Mbaye, élève en 2nde au lycée de Nioro (région de Kaolack). Le prix spécial du jury a été décerné à Mahécor Diouf, animateur culturel à Louga.

Une fécondité poétique qui a fini de séduire son Excellence Takashi Saïto, Ambassadeur du Japon au Sénégal. « Quand je suis arrivé à Dakar en tant que Ambassadeur, en janvier 2007, le boom du haïku au Sénégal me semblait un peu étrange, explique le diplomate nippon. Je ne pouvais pas imaginer comment les Sénégalais allaient tisser la subtilité du haïku en français, avec des règles strictes et un style dépouillé ». Visiblement conquis, M. Saïto relève : « En tant que membre du jury, j’ai été convaincu par votre raffinement poétique décrit « à la manière sénégalaise » sous la forme du haïku.

Ainsi, les différents candidats se sont évertués à exprimer l’affection de la nature, l’intuition du symbolisme de l’oralité et les esquisses pittoresques du paysage local.

Un foisonnement d’inspiration qui a donné lieu à « des discussion longues et ardues pour trouver la meilleure sélection », fait remarquer Adama Sow Dièye, membre du jury. « Emotion, technique avérée, caractère de rigueur absolue notamment au niveau de l’intellect, ont présidé au choix des poèmes », observe-t-elle.

Concentré de littérature, « le haïku est une poésie de rencontre qui capture l’essentiel du temps qui passe, note Marouba Fall, invité d’honneur de la cérémonie de remise des récompenses. C’est un genre assimilable au « tassou » sénégalais » (ndlr : une parade poétique pleine d’humour ».

Essentiellement construit avec une composition bucolique, le haïku est une forme poétique brève, issue du verset d’ouverture d’une suite de créations collectives appelées « Renga » (poèmes en chaîne). Avec ses 17 syllabes, une référence à la saison et une rhétorique de la discontinuité, le haïku chante les phénomènes du monde naturel qui se produisent en fonction du cycle des saisons de même que ceux de la vie quotidienne.

 

El Hadji Massiga FAYE

http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=34426

 
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