POUR QUE LE JOUR DE VERITE SOIT AUSSI UN JOUR DE PAIX !

POUR QUE LE JOUR DE VERITE SOIT AUSSI UN JOUR DE PAIX !


     Nous voici au bout de la campagne présidentielle. Quinze candidats ont sillonné le pays à la rencontre des femmes, des jeunes et des hommes de toutes conditions et de toutes confessions pour séduire et convaincre. Chacun d’eux a le droit de briguer la magistrature suprême car ils sont tous des Sénégalais et ont une ambition pour ce pays cher à nos cœurs aux destinées duquel ont successivement présidé Léopold Sédar SENGHOR, Abdou DIOUF et, aujourd’hui, Abdoulaye WADE qui a besoin d’un second mandat pour achever ses grands chantiers.

     Passion et écarts de langage n’ont pas manqué de se mêler aux discours de raison.

Provocations et violences ont souvent rompu les rangs des marcheurs et transformé les caravanes en hordes agressives. A Mermoz, le sang a coulé.

      Il faut que le mal s’arrête là.

      L’heure plutôt le jour de vérité arrive bientôt. Nous souhaitons que ce jour soit aussi un jour de paix où chaque citoyen muni de sa carte d’électeur ira voter dans le calme et rentrera pour attendre dans la sérénité le verdict des urnes. Ce dernier exprimera la volonté du peuple, désormais maître de son destin et assez mûr pour ne pas céder à des appels insensés à l’insurrection.

            Pourquoi s’agiter déjà ? C’est au soir du 25 Février 2007 seulement que les urnes parleront pour annoncer la vérité à tous et en même temps.

            Le courage et l’humilité sont les vertus qui doivent distinguer toute personne qui accepte volontairement de descendre dans une arène, qu’elle soit sportive ou politique. Le courage lui permet de défier n’importe quel adversaire et l’humilité lui recommande d’accepter la défaite lorsqu’elle survient.

            Un deuxième tour est-il inéluctable ?

            La seule réponse à prendre en compte sera celle des urnes que nul n’a le droit de mettre en douter par avance.

            La multiplicité des candidats, même si elle témoigne de la réalité d’une démocratie plurielle au Sénégal, a des inconvénients pour l’opposition et de réels avantages pour le candidat à sa propre succession. Elle émiette l’électorat.

            Si l’opposition rate l’alternative q’elle propose au peuple, ce ne sera pas parce que les électeurs n’auront pas reçu leurs cartes ni parce que les urnes auront été bourrées à l’avance. Ce sera sûrement parce qu’elle a raté son unité

            Si le dernier des Horace a triomphé des Curiace, c’est parce qu’il a su les séparer, se sachant plus fort que chacun d’eux combattu isolément.

            Si aucune faille dans le processus électoral et si des fraudes massives ne sont pas constatées, le verdict des urnes devra réconcilier les Sénégalais avec eux-mêmes et d’abord les leaders politiques entre eux, après une campagne électorale bien mouvementée, sous le contrôle de divers observateurs.

            En 1988, quand le pouvoir était pratiquement dans la rue, Abdoulaye WADE a préféré ne pas le ramasser, évitant de faire un pas qui aurait sans doute déclenché des émeutes dont ses fils, ses neveux et petits-fils seraient les victimes. Le 19 Mars 2000, au soir, Abdou DIOUF, sourd à la voix des sirènes, a humblement appelé son challenger pour le féliciter de sa victoire.

            Nous n’attendons pas une attitude moins responsable et noble de chacun des quinze candidats à la magistrature suprême, quand les résultats des consultations du 25 Février 2007 seront portés à la connaissance de tous.

            Que la paix soit notre partage aujourd’hui et demain, comme hier.

Dakar, le 22 Février 2007

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