Rapport de lecture de CASSEURS DE SOLITUDE nouveau roman de Marouba Fall

Le nouveau roman de MAROUBA  est là.

Publié par l’Harmattan/Sénégal dirigé par Abdoulaye DIALLO, CASSEURS DE SOLITUDE(Dakar, 2012, 255 pages), le quatrième roman de Marouba FALL, auteur de La Collégienne (Dakar, NEAS, 1990), qui circule en France depuis octobre, est maintenant disponible au Sénégal.

 

Voici la note de lecture qui a recommandé sa publication.

 

Rapport de lecture

Dakar, le 20 octobre 2011

Titre :

CASSEURS DE SOLITUDE

Auteur : Marouba Fall

Genre : Roman

 

 

 

Résumé

Ce roman raconte les aventures de Dièri, un sociologue, qui part pour quelques semaines en France afin de faire un rapport sur la banlieue d’Arras ; il y est accueilli par Bruno et une pléthore d’amis. Submergé par les réalités de l’Europe, il doit affronter l’embarrassant cliché du

Noir. Mais ce Dièri n’a pas sa langue dans sa poche ; tour à tour farceur, séduisant, galant, sublime orateur, belliqueux, il devient sans tarder, au milieu de ses compagnons, un rayon de soleil et surtout un Africain auquel on s’identifierait volontiers.

D’où lui viennent cette assurance et ses répliques à tout casser ? Diéri est issu de Médina Gounass, une banlieue historique de Dakar aux moeurs surprenantes où il côtoie des gens atypiques comme Makha son frère ainé et Collé sa belle-soeur avec qui il entretient une relation inavouable...

Diéri est un briseur de solitude, son charisme foudroyant ne laisse pas indifférent son entourage

notamment les femmes françaises ; il va d’ailleurs, dans un bar, faire une rencontre inimaginable : une femme cinq étoiles du nom de Taro, une Sénégalo-capverdienne. Saura-t-il dompter la fortune ?

« Casseurs de solitude » est loin du cliché du Noir qui débarque en Europe non préparé, feutré, sans ambition, sans revendications, sans travail, clandestin et qui essuie revers sur revers sans savoir se défendre. C’est un roman sociologique d’une Afrique instruite qui prend l’ascendant sur les autres cultures. (Et si l’immigration choisie finalement honorait L‘Afrique ?)

 

Observations

Le récit est bien maitrisé : on sent le métier de l’auteur. Il peut se lire d’un seul trait, car il ne s’encombre pas de détails superficiels et de longues digressions. Parsemé de répliques pertinentes, c’est un roman qui possède une pétulance, une joie de vivre, un charme certain, voire une grâce qui n’est pas sans rappeler les romans ensoleillés de Marc Lévy.

 

Le comité de lecture

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