CÉRÉMONIE DE LANCEMENT-DÉDICACE du roman CASSEURS DE SOLITUDE de Marouba FALL

CÉRÉMONIE DE LANCEMENT-DÉDICACE

Du roman CASSEURS DE SOLITUDE de Marouba FALL

Vendredi 22 février 2013 à 17 heures précises

Au FASTEF-RESTO (Ex École Normale Supérieure de Dakar)

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ALLOCUTION DU MINISTRE D’ÉTAT MBAYE NDIAYE

                   

Monsieur le représentant du Doyen de la Faculté des Sciences et Techniques de l’Éducation et de la Formation,

Monsieur le représentant du Maire de la Ville de Guédiawaye,

Mme la Directrice Générale de la Librairie CLAIRAFRIQUE,

Mme la Directrice du Livre et de la Lecture,

Monsieur le Directeur des éditions l’Harmattan-Sénégal,

Mesdames et Messieurs, les formateurs et stagiaires de la FASTEF,

Mesdames et Messieurs les invités,

C’est avec un réel plaisir que j’ai donné mon accord lorsque j’ai reçu l’invitation de Monsieur Marouba FALL qui a souhaité que je préside personnellement, pour les raisons qu’il a évoquées, cette cérémonie de lancement-dédicace de son quatrième roman : CASSEURS DE SOLITUDE dont les différents intervenants viennent de parler avec compétence et sûrement sans complaisance.

Plaisir réel car une opportunité m’est offerte cet après-midi de m’échapper momentanément du quotidien d’un homme politique sous nos cieux pour me retrouver parmi les enseignants, les écrivains et les étudiants, dans un espace où l’esprit, le bon esprit, discipline le corps et le cœur.

Outre mon plaisir, j’estime que c’est un devoir de tous et de chacun, notamment de chaque décideur de ce pays où a vu le jour Léopold Sédar Senghor, poète-président, chantre de la négritude, et précurseur de la diversité culturelle et linguistique, de soutenir le livre et la lecture.

Je puis vous assurer que le gouvernement du Président Macky SALL attache, en dépit des apparences, la plus grande importance, à la Culture, singulièrement au secteur du livre où s’investissent éditeurs, imprimeurs et écrivains dont les efforts sont suivis et seront appuyés à la hauteur des possibilités de l’État qui ne peut réussir l’émergence escomptée sans les lumières de ceux qui réfléchissent, rêvent et osent écrire.

 

 

KU WAX FEEÑ (Celui qui parle se dévoile) dit un adage wolof.

L’écriture qui est un prolongement et une consolidation de la parole est un acte de générosité et d’engagement.  À cet acte doublement significatif de certains de nos concitoyens, notre devoir est de répondre par une disponibilité agissante.

Je ne parlerai pas ici de ce que tout le monde déplore et dont chacun de nous est en partie responsable. Si on ne lit pas ou pas assez, à qui est-ce la faute ? Pourtant la première sourate du Coran recommande au croyant musulman : LIS ! Et si des Livres existent pour toutes les religions révélées, c’est que la lecture est salutaire pour l’Homme qui, en dehors d’elle, ne peut connaître ni son Dieu ni ses semblables avec qui il doit vivre dans la communion dans un monde qui ne soit ni jungle ni Tour de Babel, malgré les disparités raciales, ethniques, culturelles et linguistiques.

C’est pourquoi nous encourageons, parce que la presse en a bien rendu compte,  l’initiative de la Librairie CLAIRAFRIQUE qui a organisé du 6 au 16 février 2013 une Caravane du Livre et de la Lecture qui a sillonné le Sénégal pour porter le livre partout, jusque dans les régions reculées, à un meilleur prix.

Mais ne nous contentons pas d’être des croyants pour servir la cause du livre et de la lecture. Soyons aussi et surtout de fervents pratiquants : lisons, c'est-à-dire achetons en quantité et en qualité des livres pour nous-mêmes, pour nos enfants, pour ceux à qui nous devons offrir des cadeaux ;  que chacun aménage chez soi, dans un coin de son bureau, une petite place pour une bibliothèque. 

Je n’ai pas encore trouvé le temps de lire intégralement le beau roman de Marouba qui compte vingt et un chapitres et deux cents cinquante cinq pages. Beau car il faut féliciter l’éditeur qui nous présente un produit bien présenté. Même s’il n’est pas une marchandise comme les autres, le livre qui se vend et s’achète doit mériter son prix.

 Ce que les professeurs Andrée Marie DIAGNE et Amadou LY ont dit du roman CASSEURS DE SOLITUDE laisse deviner que son contenu  est reflété par sa bonne présentation ; ce qu’ils en ont dit me servira de piste de lecture.

En feuilletant le roman, je me suis arrêté sur des passages qui ont excité mon intérêt.

A la page 12 du chapitre 1 , faisant allusion aux préjugés des Européens qui voient débarquer un Noir dans leurs pays, l’auteur fait dire à son héros, le sociologue Diéri DIENG :

 « Je viens chez vous non pour y rester mais pour voir tout juste comment vous vous y prenez pour survivre dans vos trous de glace et de solitude »

No comment, pourrait-on dire. Marouba n’encourage pas l’émigration.

Un autre passage m’a accroché. C’est le poème dédié aux habitants des Nouvelles Résidences, poème intitulé BANLIEUES, pages 87 et 88.

Les premiers vers devraient guérir les banlieusards du complexe que les habitants des villes veulent leur infliger :

« Habitants des banlieues

C’est la méchante langue qui dit

Que nos cités sont pourries

Infestées par la racaille et les gueux

La banlieue est un bon lieu

Il faut le croire »

 

Je finirai d’ailleurs mon allocution par le dernier quatrain, groupe de quatre vers, par lesquels s’achève ce poème qui non seulement est un hymne à la banlieue mais aussi un hymne d’espoir pour un pays et un peule qui se battent les flancs pour construire un avenir radieux pour le présent et le futur :

« Si nous nous donnons la main

Chaque matin au réveil

Nous sentirons rayonner en nous comme un soleil

La promesse de mélodieux lendemains »

 

Je vous remercie de votre attention.

 

 

Casseur de solitude

Présentation de Marouba FALL

Resto de la FASTEF, vendredi 22 février 2013

 

Sur la toile, vous surfez, vous glissez d’une vague à l’autre quand tout à coup …une ouverture hésitante, comme entre deux rideaux dansant au vent. Une ombre, une voix. : « C’est mon gîte…un coin…où je t’attends…Visiteur, mon ami…viens discuter de vive voix… »

 

Où êtes-vous ? Pas dans un hôtel de Martinique, mais dans le « site perso de Marouba Fall »

Dans ce site, beaucoup de « JE », « ME », « MOI », « MON » - ce qui a le don d’en agacer plus d’un. Cependant, le regard curieux jeté sur les choses et les gens alentour force le respect : les pages du site sont pavées de titres. Vous découvrez tout en haut les œuvres de votre hôte : Betty Allen, De la Bible au fusil, Entre Dieu et Satan, Aliin Sitoe ou, Pépites de terre, Le miroir, Chaka ou le roi visionnaire, La collégienne, Cri d’un assoiffé de soleil…et… Chasseur d’éternité. La liste des œuvres de Marouba est loin de s’arrêter là. Si vous êtes attentif, vous découvrez d’autres titres : Corps d’eau, Adja, militante du GRAS, Yóbbalu ndaw… Et très vite, vous vous rendez compte qu’il en manque au moins un : Casseurs de solitude !

Patientez ! Des voix plus autorisées que la mienne vont vous faire découvrir ce joyau…

Retenez simplement que Marouba Fall écrit plusieurs livres en même temps. Il lui arrive d’en publier plusieurs la même année. Pour vous donner une idée, Pépites de terre, Le miroir, Entre Dieu et Satan ont été publiés en 2004 ! Un recueil de poèmes, une pièce de théâtre, un roman la même année !

C’est que l’homme est un boulimique  de la parole : il publie – des livres, des articles, des textes de conférence – il dit toutes sortes de textes, surtout des contes. Même lorsqu’il choisit de se taire, il nous révèle encore des choses cachées : à ce propos, la galerie de photos que vous découvrez au bas de la page de son site perso est éloquente. Vous y lisez toute une vie entièrement dédiée à la littérature. Vous y rencontrez des icônes de la littérature du monde, et parmi elles, quelques uns de nos classiques : Léo Senghor, Amadou Lamine Sall, Alioune Badara Bèye, Makhily Gassama… Ne cherchez pas de femmes, dans cette panoplie : l’auteur n’en a jamais rencontré !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour finir, revenons sur la terre ferme car surfer trop longtemps peut nous tourner la tête.

Né il y a 62 ans, l’homme a la tête dans les étoiles mais les jambes bien campées. Il rappelle sans ambages son extraction humble (son père, Ibra Fall, était maraîcher ; sa mère, Nogaye Ndiaye, était une simple ménagère. Il rappelle aussi son attachement aux quartiers populeux qui l’ont vu naître et grandir et vieillir : la Gueule Tapée, Fass, Médina Gounass. C’est là, au cœur de la banlieue de Guédiawaye, qu’il ENTREPREND. Politique, Société, Culture, tout l’interpelle et l’appelle à s’engager.

Mais il est temps de découvrir par le texte ce CASSEUR DE SOLITUDE…

                                                                                         Annie COLY,

                                                                                           Professeur de français

Présidente d’honneur du RESACLAP

 

 

 

Témoignage de « kolaré » de longue date.

Marouba m’a enjoint d’intervenir dans cette présente cérémonie. En quoi faisant ? En imprimant d’office sur ses cartes d’invitation, « allocution de Mariama Ndoye Mbengue ». D’accord, Marouba, je m’exécute avec plaisir mais si la Directrice du Livre et de la Lecture n’avait pas répondu à ton invitation, la condisciple et la « Kolaré » de longue date l’aurait fait.

Le livre qui nous réunit ce jour a été édité par un excellent éditeur, qualificatif justifié par le fait qu’il utilise à bon escient les subventions qui lui sont allouées et respecte le contrat signé avec la Direction, en ce  qui concerne les délais de livraison et le nombre d’exemplaires à livrer.

 

Pour ce qui est de la promotion des ouvrages et des droits d’auteurs, je demanderai aux auteurs eux-mêmes de noter Monsieur DIALLO.  Casseurs de solitude fait partie d’une collection originale, même si je trouve qu’il est difficile de reconnaître l’auteur par ses seuls yeux. Mais là n’est peut-être pas le but du jeu.

 

L’écrivain Marouba FALL ! Puis-je en dire plus que ce que les éminents professeurs en ont dit ? Si cela était, je ne saurais le dire mieux. Certes non ! Je me contenterai donc de signifier sa capacité, synonyme de talent, à se métamorphoser à l’envie, à travers ses personnages.  Nous apprécions tous Marouba romancier et dramaturge mais il est aussi poète. Les propos qu’il tient à Fa dans Corps d’eau feront date. Pour elle, il écrit :

 Si tu t’embarques dans un rêve à ce moment

 fais-moi une toute petite place à côté de toi

et fermes les paupières.

Je le sentirai et j’arriverai tout contre toi

humer la fraîcheur des effluves de ton corps

indolent comme le fleuve qui dort.

Mon cœur recommencera à galoper

 au même rythme que lorsque j’avais trois fois dix ans,

 plus trois saisons de joie sans nuage

comme l’eau claire de ton regard

qui m’a retenu longtemps sans voix l’autre nuit devant le miroir de ton visage que je n’arrive plus à oublier.

 

Marouba est encore meilleur orateur qu’écrivain. Un jour, un certain Docteur-El-Hadj-Professeur, Président,  qui nous faisait l’honneur de nous recevoir a été ébloui par la verve oratoire de l’hôte Marouba FALL s’exprimant en wolof.

Lorsqu’à l’âge de 20 ans, il y a de cela « quelques » années, nous convoitions la licence en lettres, Marouba caressait déjà le projet d’être écrivain et pas n’importe lequel. Il voulait écrire le 4ème  Chaka de l’histoire, après celui de Léopold Sédar Senghor, « Les Amazoulous » de Abdou Anta Kâ et le « chaka »  de Seydou BADIAN. Il a réalisé son projet.

Et même s’il en était autrement, une « Adja militante » sans être une héroïne historique vaudrait bien une  Nolivé « aux bras de boa aux lèvres de serpent minute », n’est-ce pas ?

 

 

Public du FASTEF RESTO lors du lancement de CASSEURS DE SOLIT

 

J’ai connu Marouba fier, déterminé, studieux, « il a bu des livres jusqu’à l’ivresse », lent aussi dans ses gestes et son élocution, sans doute parce qu’il mesure chaque pas, pèse chaque mot, les siens et ceux de son interlocuteur. La spontanéité n’est pas son fort, en somme. Un véritable chasseur d’éternité. Le succès de ses écrits en a fait un « casseur » attitré de  « solitude »,  celle des élèves tout d’abord car ses livres sont au programme, du reste,  donc solitude ou pas,  il est judicieux de les lire ; celle de tous ses lecteurs.

 

Pour ne pas tirer en longueur car Marouba sait tout le bien que je pense de lui, Je terminerai en saluant sa réussite. Elle n’est pas, à ma connaissance, matérialisée par des prix prestigieux, il ne court pas derrière, dit-il, mais ne les dédaignerait pas s’il lui en venait. Je pense qu’il est temps pour la communauté internationale et nationale, dans  ce qu’il appelle « le décor du grand théâtre de l’humaine comédie », de lui en attribuer.

 

Sa réussite à mes yeux réside  dans le fait que son fils Mohamed désire devenir écrivain plus tard. Pourtant il ne voit pas son père rouler dans une

 8 x 8 rutilante ni vivre dans un palais luxueux mais le monde brillant qu’il réunit lors de ses prestations a certainement, entre autres éléments,  convaincu ce charmant garçon qu’écrire rend grand et puissant. Cette véritable grandeur, cette puissance qui permettent de pénétrer les demeures et les cœurs des princes comme des sujets, des riches tout autant des pauvres, des hommes et des femmes.

 

La passion  du livre ne s’apparente-t-elle pas, comme le dit la chanson, à « cette maladie d’amour », rivière insolente qui unit dans son lit les cheveux blonds les cheveux gris ? En témoigne la riche diversité de l’auditoire cet après-midi.

 

Mesdames et Messieurs je vous souhaite bonne lecture.

Et je vous remercie de votre bienveillante attention. 

 

 

Dakar, le 22 février 2013

Mariama NDOYE MBENGUE

Ècrivain

Directrice du Livre et de la Lecture

 

 

 

 

 

Monsieur le Ministre d’État,

Monsieur le Directeur des Éditions l’Harmatan – Sénégal,

Madame la proviseure du lycée Thierno Saïdou Nourou Tall,

Madame la Directrice du livre et de la Lecture,

Honorables invités,

Je souhaiterais vivement qu’il vous plaise me permettre et de vous souhaiter la bienvenue et d’adresser à  Marouba, mon cher collègue et ami, des félicitations plus que méritée. En mon nom propre d’abord, au nom du professeur Ibrahima Diop, Doyen de la FASTEF qui, empêché, m’a demandé de le représenter à cette fête de l’esprit.

Marouba, je te félicite pour deux raisons :

D’abord parce que La Bruyère nous le disait, il ya longtemps déjà, que « c’est un métier que de faire un livre, comme de faire une pendule ». Et l’auteur des Caractères de souligner à cet effet et avec juste raison qu’il faut plus que de l’esprit pour être auteur.

C’est-à-dire, et de ce point de vue nous sommes en accord parfait avec lui, qu’à l’esprit, à cet esprit que l’opinion commune dénomme « l’imagination » , s’ajoute la technique qu’il faut connaître, qu’il faut plus que connaître, qu’il faut maîtriser.

Je te félicite justement parce que le Comité qui t’a lu n’a pas pu se passer de mettre l’accent sur ta dextérité, sur ta maîtrise de cet art d’écrire, sur ton sens du métier.

Certes, le bon sens élémentaire dira que pour écrire il faut avoir quelque chose à dire ; que, pour reprendre les termes habituels en la matière, il faut être inspiré. C’est-à-dire qu’il faut recevoir d’en haut, de quelque part en haut, un souffle.

Mais vous conviendrez avec moi, honorables invités, que la divine jeune fille qui de là haut diffuse l’inspiration ne la réserve qu’à quelques privilégiés seuls capables d’entendre ce message, de le traduire et de le dire.

La seconde raison pour laquelle je te félicite repose sur le fait tu as su épouser les contours de l’art, de cet art que je me garderai de mettre en coïncidence avec son sens latin qui signifiait très exactement une technique, un procès technique, une organisation méthodique, mais l’art dont le sens a été retourné comme une peau de lapin par le sens paradoxal progressivement assumé par son rejeton français,  lequel désigne désormais une opération quasi magique dont la maîtrise est mystérieusement donnée, réservée à une élite à laquelle tu appartiens sans conteste.

Merci, et avec mes félicitations renouvelées.

Bouna NIANG

Chef du Département des Lettres. FASTEF.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Casseurs de solitude », version romancée d’une expérience personnelle.

Que peut être la part de parole d’un auteur dans une cérémonie comme celle qui nous rassemble cet après-midi dans ce bel espace qui promet au corps et à l’esprit la nourriture qui les maintient et fortifie, lorsque les maîtres de langue et les critiques littéraires ont fini de se prononcer ? Si j’avais quelque chose à ajouter, cela signifierait que mon roman devait compter plus de chapitres et de pages. Si j’avais des choses à préciser, ce serait l’aveu que mon texte mérite d’être revu. Je n’ai pas un mot à ajouter à ce qui est déjà écrit, aucune précision à faire. Et je n’ai point à justifier mon acte d’écriture. En effet, ma conviction est qu’une œuvre de création est un acte responsable dont la seule justification est à chercher dans la liberté d’expression que l’artiste exerce et assume entièrement dès qu’il consent à livrer au domaine public sa vision du monde, ses points de vue et ses rêves qu’il pouvait garder pour lui-même. Mon livre est mon acte. Il peut et doit être jugé. De la même façon qu’il est signifié à tout justiciable convaincu d’un fait susceptible d’être examiné que ses déclarations sont un couteau à double tranchant, tout ce que je dirai peut être retenu pour ou contre moi.

Les avocats que j’ai choisis pour défendre mon acte littéraire, en l’occurrence Mme Annie COLY, Mme Andrée Marie DIAGNE et Monsieur Amadou LY, ont livré leurs plaidoyers. Je ne me risquerai à aucune autre forme d’explication.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De gauche à droite : Amadou LY, Annie COLY, Le Ministre d’Etat Mbaye NDIAYE, Marouba FALL, Bouna NIANG et Andrée-Marie DIAGNE.

Pourtant, puisque la parole m’est accordée, je dirai quelques mots. Mais ce que je vais dire est à verser sur le compte de la politesse que je dois au beau monde qui s’est déplacé pour répondre à l’invitation de mon éditeur et à la mienne, malgré les contraintes du jour et de l’heure, malgré les lourdes charges professionnelles ou familiales.

Mesdames et Messieurs, parents, amis, collègues et confrères, mes chers concitoyens de la Ville de Guédiawaye dont le Maire est représenté par Monsieur Tidiane GUÈYE, de la Commune d’arrondissement de Médina Gounass et du quartier Parc dont le délégué Monsieur NDIAYE est parmi nous, nous savons que vous êtes là pour nous témoigner votre affection et votre amical soutien mais aussi et surtout pour affirmer votre attachement à la littérature, au livre qu’il faut aider à survivre dans un monde où le son et l’image conjuguent leurs forces pour effacer la lettre.

Monsieur le Ministre d’État, je vous remercie de votre présence parmi nous. J’ai été dans les locaux qui abritent votre cabinet. Ils sont envahis toute la journée. Je me suis demandé comment on peut répondre avec sérénité et bonhomie à tant de sollicitations. Vous avez dû prendre beaucoup sur vous-mêmes pour honorer ce rendez-vous   des acteurs et amis due la Culture.

Monsieur le Ministre d’État, votre présence ne nous comble pas seulement de joie, elle nous rassure. Vous êtes non seulement venu à l’heure mais vous sacrifiez un temps précieux parmi nous, sans broncher ni manifester le moindre signe d’impatience ou d’agacement. Votre attitude, s’il en est besoin, illustre sans doute en partie la rupture qui est le leitmotiv du gouvernement piloté par le PM Aboul Mbaye et agissant suivant les orientations du Président Macky SALL.

 

Public du FASTEF RESTO

 

Soyez donc notre interprète auprès du Président de la République et auprès du Ministre de la Culture afin qu’ils fassent de la promotion du livre et de la lecture une de leurs priorités.

Me Abdoulaye WADE avait doté le Fonds d’appui à l’édition d’un budget annuel de 600 millions de Fcfa et envisageait de le porter  à un milliard de Fcfa. Les éditeurs et écrivains du Sénégal  espèrent un égal engagement pour le livre de la part de la magistrature suprême actuelle.

 C’est d’ailleurs grâce au fonds d’appui domicilié à la Direction du Livre et de la Lecture que dirige avec rigueur et clairvoyance Mme Mariama NDOYE Mbengue que Monsieur Abdoulaye DIALLO, Directeur des éditions l’Harmattan-Sénégal, a pu publier CASSEURS DE SOLITUDE.

Ce roman a une histoire. Il est né d’une expérience personnelle. En effet, en avril 2006, j’ai été invité à Arras, au Nord-Pas de Calais, par Monsieur Didier ANDREAU, responsable de l’Association Colères du Présent, pour observer la banlieue arrageoise, à travers deux quartiers : Saint Laurent Blangy et Saint Nicolas lez Arras. Pendant trois semaines, j’ai tenu le rôle du Persan parmi les résidents de ces quartiers. Au bout de mon séjour, j’ai présenté un rapport consigné dans le tome 2 de mon recueil d’essais inédit : LIS TES RATURES

CASSEURS DE SOLITUDE est en fait la version romancée de ce que j’ai vu, entendu et vécu à Arras, une année après la flambée des banlieues françaises déclenchée à Clichy-sous-Bois, le 27 octobre 2005, après le décès de deux adolescents, fils de franco-africains, morts par électrocution dans un transformateur électrique où ils s’étaient réfugiés pour échapper à la police. Mon roman aurait pu avoir pour titre : BANLIEUES  C’est pourquoi, pour présider cette cérémonie de lancement-dédicace, j’ai choisi Monsieur le Ministre d’État Mbaye NDIAYE qui fut Maire des Parcelles Assainies.

FASTEF Resto, Ex ÉCOLE Normale Supérieure de Dakar, le 22 février 2013.

Cérémonie de lancement-dédicace du roman CASSEURS DE SOLITUDE de Marouba FALL (Dakar, Harmattan-Sénégal, 2012, 255 pages)

Marouba FALL

marouba_fall@yahoo.fr

 

 

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