Les genres littéraires : le point de vue de l’écrivain

 

Texte écrit de l’exposé oral fait le mercredi 08 Mai 2013, de 12 à 14 heures, au lycée Mixte Maurice Delafosse, à l’occasion des Journées sur la Gouvernance d’École organisées à l’initiative de l’Amicale des Anciens Élèves dudit lycée.

C’est toujours un réel plaisir pour l’enseignant que je demeure de me retrouver parmi des collègues, en face d’un public intéressé et intéressant d’élèves, dans un établissement scolaire de quelque niveau qu’il soit. C’est pourquoi Monsieur le Censeur des Études, je vous prie de transmettre mes remerciements au Proviseur empêché, surtout à mon ami Samba NDIAYE, Professeur de français et poète plein de promesses qui a favorisé ma venue dans votre prestigieuse école dont le parrain est une référence qui, sûrement, continuera d’inspirer vos ouailles. Administrateur colonial, Maurice DELAFOSSE est l’auteur de plusieurs ouvrages dont « Les civilisations négro-africaines » 2. J’espère qu’à l’instar des membres de la clairvoyante Amicale des Anciens Élèves soucieux du devenir de leurs cadets,  les futurs étudiants qui auront fréquenté ce lycée comprendront que le contexte de la globalisation exige que les Africains parlent d’eux-mêmes pour eux-mêmes car c’est la seule manière de lever les malentendus entre eux et les autres dans un monde où les hommes doivent vivre ensemble dans le respect de leurs différences. C’est dire qu’ils présenteront, lorsqu’ils en auront l’occasion, des thèses qui soient des thèses et non de brillantes et volumineuses compilations d’où filtre rarement une éclaircie propre à orienter l’Afrique toujours en train de tâtonner. Si j’ai moi-même abandonné le désir de soutenir une thèse à l’Université de Dakar et choisi d’écrire, d’expurger sans complexe ce que j’ai dans l’esprit et le cœur, c’est en partie par refus de tenir un rôle de perroquet savant. C’est pourquoi je me réjouis d’être installé à cette table, entre Madame Maïga, responsable de la Cellule Pédagogique de français et Madame MBENGUE qui forme avec Mesdames Andrée Marie DIAGNE, formatrice à la FASTEF et Annie COLY, Proviseur du lycée Saïdou Nourou Tall, un trio d’irrésistibles enquiquineuses toujours prêtes pour la promotion de l’enseignement du et en français. Ma joie est ravivée par la présence de Monsieur Cheikh M MBAYE, ancien Censeur des Études des lycées L S Senghor de Joal et Mixte Maurice Delafosse, ancien Proviseur de ce dernier établissement où il revient la tête haute à cause du bien qu’il y a semé. Monsieur MBAYE fut mon collègue au lycée Blaise Diagne et l’un des premiers enseignants à manifester un sincère intérêt pour mes ratures et à me considérer comme un écrivain. Écrivain. Voici le mot-clef grâce auquel, je peux enfin entrer dans le vif du sujet qui est la raison de ma présence ici et tel qu’il m’a été communiqué par courriel, à savoir : Le point de vue de l’écrivain sur les genres littéraires.

Je dois signaler tout de suite que je n’accepte pas encore le statut d’écrivain. Je me considère toujours comme un écrivant, c'est-à-dire comme quelqu’un qui écrit et s’applique d’une œuvre à l’autre pour retenir l’attention de ses contemporains et mériter d’être retenu par la postérité, longtemps après avoir mis le point final à ses écrits et définitivement déposé la plume.

1-      Texte écrit de l’exposé oral fait le mercredi 08 Mai 2013, de 12 à 14 heures, au lycée Mixte Maurice Delafosse, à l’occasion des Journées sur la Gouvernance d’École organisées à l’initiative de l’Amicale des Anciens Élèves dudit lycée.

2-      DELAFOSSE Maurice : Les civilisations négro-africaines. Paris, Librairie Stock, 1925.

 

 

 Cireur de papier3, écrivant, voilà comment je me vois pour le moment. Ce matin, un néologisme a fait étincelle dans mon esprit : verbivore car je pensais à tous ceux qui prétendent servir la littérature mais en réalité se servent d’elle comme d’un fonds de commerce.

Cette mise au point faite, je peux introduire notre échange car il s’agira vraiment d’un échange. Non d’un monologue. Vous apprendrez un peu de moi et j’apprendrai beaucoup de vous, même des élèves dont les interrogations me forcent à porter plus d’attention aux conditions comme aux motivations de ma production.

Cependant mon point de vue sur les genres littéraires ne peut être donné sans un préalable. Ainsi vais-je revenir, pour la préciser, sur la définition de la littérature consignée dans le tome 1 de mes essais : LIS TES RATURES4.

Au commencement était le Verbe. Celui-ci, avant d’être écrit était proféré car la parole, don de Dieu, précède la lettre, convention entre les hommes lorsqu’ils ont acquis la capacité de fabriquer et la technique de construire ou de créer suivant leurs besoins tout ce qui pouvait améliorer leurs conditions d’existence. L’écriture est un outil de communication que l’Homme a inventé assez tardivement si on admet qu’avant il communiquait par des mots (parole, chant), par des sons (musique) et par son corps (gestuelle et danse). N’oublions pas aussi que les premiers hommes ont laissé des traces dans les grottes à travers les peintures rupestres.

Réduire la littérature aux seules œuvres écrites, c’est donc considérablement restreindre son champ d’expression. Certains parlent d’orature pour signaler que les générations passées laissent aux vivants un trésor oral qu’il serait regrettable de négliger, qu’il faudrait retrouver, revaloriser et conserver. C’est ainsi que Birago DIOP a traduit et transcrit en français les contes de son griot familial Amadou KOUMBA et que Djibril Tamsir NIANE a recueilli de la bouche du djali Mamadou KOUYATÉ la captivante épopée de Soundjata et a fait le même travail que le conteur sénégalais.

Pour résumer ma vision, je dirai alors  que la littérature est l’ensemble des œuvres orales et écrites qui porte témoignage sur les conditions d’existence de l’Homme, à travers les conditions d’existence particulières à un peuple donné à une époque déterminée.

C’est sans doute pour faciliter son appréhension que la littérature est analysée comme un tout composé de textes dont tous n’ont pas les mêmes motivations, les mêmes structures et le même langage. La littérature comporte des genres dont chacun a son esthétique.

 

3-      Voir Avertissement de « Cri d’un Assoiffé de Soleil », poème, NEA, 1984, p 10

4-      Dakar, NEAS, 2010, pp  7-15.

La littérature orale est essentiellement constituée de contes, de devinettes, de proverbes, de légendes, de récits épiques et de chants-poèmes. Quant à la littérature moderne de langue française enseignée dans les écoles et les universités d’Afrique francophone, en plus des genres hérités de la tradition orale et de la nouvelle, elle compte trois genres majeurs : la poésie, le théâtre et le roman.

Je devine que je ne suis pas invité ici pour reprendre ce que les éminents professeurs de français de ce lycée ne cessent de rabâcher dans leurs classes du second cycle. C’est mon point de vue qui est attendu. Point de vue qui consistera à répondre à une question : le saucissonnage de la littérature en genres est-il convenable ? Je dirai d’emblée qu’il est commode pour les besoins d’un apprentissage et d’un enseignement méthodiques.

La littérature, à l’image du réel qu’elle prétend reproduire ou réinterpréter, est un tout.  C’est apparemment la raison pour laquelle le lecteur occasionnel, le simple amoureux des livres et adepte de la lecture a du mal à distinguer les genres littéraires et considère que tout écrit relatif à la fiction est roman. En effet, le roman est de tout temps et sous tous les cieux le genre littéraire le plus populaire. D’ailleurs les Prix qui consacrent des écrivains à chaque ouverture d’une saison littéraire couronnent presque toujours des œuvres romanesques, la poésie et le théâtre demeurant les parents pauvres se contentant de faibles tirages à l’édition et guettant le temps des Festivals et Congrès pour accueillir leurs amateurs inconditionnels. Le succès du roman dans le monde d’aujourd’hui s’explique par son langage direct mettant le lecteur comme en face de l’auteur ou du narrateur. Le roman, en fait, rétablit la relation que le conteur avait avec son auditoire dans le contexte de l’oralité, en plus de l’avantage - que procure l’écriture pour l’homme moderne- de pouvoir s’isoler avec le conteur et de le retrouver avec son histoire partout et chaque fois que l’envie le prend. Un autre avantage du roman est que son langage est multiforme pour ne pas dire polyphonique.

À côté de textes narratifs, descriptifs ou explicatifs, il est devenu naturel de découvrir dans un roman des dialogues soutenus et même des poèmes. Des poètes essentiels comme Aimé CÉSAIRE ont emprunté la forme prosaïque du récit pour rendre moins hermétique leur message. « Le cahier d’un retour au pays natal » rompt ainsi avec la forme et, par endroits, avec le langage classiques de la poésie pour se développer comme un long récit poétique. En 1982, j’ai présenté au Concours Théâtral Interafricain organisé par Radio France Internationale une pièce de théâtre : « Entre Dieu et Satan ». J’ai renoncé à publier cette œuvre dramatique adaptée en 1985 à la Télévision Sénégalaise pour en donner une version romanesque parue aux Nouvelles Éditions Africaines du Sénégal, en 2003. Pourquoi ? D’abord, parce que le thème exigeait un développement et des détails qu’une scène de théâtre ne peut exposer. Ensuite parce que le roman jouit d’une diffusion plus large que celle accordée à une pièce de théâtre si celle-ci n’est pas inscrite au programme d’enseignement du français. En outre la production dramatique au Sénégal était mal exploitée par le Théâtre National Daniel Sorano tandis que les troupes privées préfèraient jouer des pièces improvisées ou adaptées du répertoire occidental.

Parce que je considère mon œuvre littéraire comme le prolongement de mon métier de professeur de français, j’écris dans les trois genres majeurs que sont la poésie, le théâtre et le roman. Pour moi chaque genre est une maison, une aire d’expression, un espace privilégié où je me retire pour me remplir de sensations et de pensées particulières avant de servir une nouvelle œuvre à mon public. SDF, Sans Domicile Fixe, voilà la formule par laquelle je me situe pour expliquer l’apparente diversité de ma production. Retenez bien l’épithète. Plus loin vous comprendrez que je ne l’emploie point gratuitement.

À ce jour, quand moi-même je considère ma création littéraire,  je constate, en dehors des textes dramatiques inédits, de l’essai LIS TES RATURES 1 et de mon unique ouvrage en langue wolof YÓBBALU NDAW (Dakar, OSAD 2009), un relatif équilibre des œuvres suivant leurs genres respectifs.

Cinq pièces de théâtre : Adja, militante du G.R.A.S (NEA, 1985) ; Chaka ou le roi visionnaire (NEA, 1984) ; Aliin Sitooye Jaata ou la Dame de Kabrus (NEAS, 1996) ; Le miroir (NEAS, 205) ;  De la bible au fusil (éditions Maguilen, 2007).

Quatre recueils poétiques : Cri d’un Assoiffé de Soleil (NEA, 1984) ; Pépites de terre (éditions feu de brousse, 2004) ; Corps d’eau (Ruba éditions, 2010) ; et Chasseur d’Éternité (Ruba éditions, 2012).

 Quatre romans : La collégienne (NEA, 1990) ; Entre Dieu et Satan (NEAS, 2003) ; Betty Allen ou la liberté en question (NEAS, 2007) et Casseurs de solitude (Harmattan Sénégal, 2012)

Si une voix m’apostrophe : - Écrivant, qui veux-tu devenir ? Sans hésiter, je répondrai :- Poète.

Ce n’est pas une révélation pour ceux qui me lisent depuis longtemps. Ils savent que, pour moi, la poésie est le genre majeur par lequel commence et vers lequel aboutit toute littérature. C’est que la poésie astreint celui qui écrit à un travail sur la langue afin de créer un langage neuf pour dire et présenter autrement le réel. Quand le romancier utilise la langue pour raconter une histoire et fait de la bonne transmission de l’histoire son but ; quand le dramaturge fait parler des personnages et fait des parlures, des façons de parler, un de ses objectifs, le poète, lui, forge avec les mots de la langue d’expression commune un langage particulier  dont l’efficacité se mesure à son aptitude à éveiller à la fois tous les sens. En poésie, on peut se rendre compte de la magie du verbe qui fait entendre mais aussi fait voir, sentir la saveur et le parfum, donne l’illusion de se promener parmi des êtres et des choses qui nous entourent, effleurent ou bousculent. Le poète réinvente le mot familier en l’habillant de sens inattendus, le juxtapose à d’autres pour faire naître des sons et réveiller des échos ; c’est sa manière de s’adresser non à la raison mais à l’âme car il n’exprime pas la Surface mais les Hauteurs et les Profondeurs. S’il n’est pas poète, l’écrivain, romancier, dramaturge et même essayiste, touche rarement le lecteur ou le spectateur ; je ne dis pas qu’il ne parvient pas à l’intéresser ou à le distraire.

Je me veux poète à chaque œuvre que j’entame car je cherche toujours à aller au fond des choses et au cœur des êtres, à économiser le détail pour aller à l’essentiel, à dire le peu qui englobe le tout.

La littérature, comme la science exacte, évolue avec le temps, notamment avec l’environnement existentiel qui détermine les besoins physiques, spirituels et matériels des humains. Au siècle classique, en France, si une distinction des genres s’imposait de telle sorte que BOILEAU a trouvé nécessaire d’édicter un Art poétique, c’est que la société était constituée de classes bien distinctes dont les rapports à la culture et à la langue étaient différents. Des pièces de théâtre de MOLIÈRE, « Les précieuses ridicules », « Le bourgeois gentilhomme » et dans une moindre mesure « Le misanthrope », pour ne citer que celles-là, laissent clairement apparaître que le niveau de langue était un facteur déterminant pour l’appréciation des hommes et des femmes de l’époque. Inutile de rappeler qu’à l’origine, le mot roman était employé pour désigner la langue du peule et que c’est plus tard qu’il distingue un genre littéraire écrit dans un langage accessible au plus grand nombre, contrairement à la poésie que prisent la haute bourgeoisie et les doctes gens. Le siècle classique était aussi une ère où le conformisme était de rigueur. En cela, l’esprit dominant  se rapprochait de celui de l’Afrique précoloniale où le groupe étouffe l’individu et le devoir prime sur la passion. Le geste d’Horace mettant à mort sa sœur Camille parce qu’elle blasphème contre Rome, sa patrie, ne ressemble-t-il pas au sacrifice humain que les africanistes interprètent hasardeusement ?

Malgré le souci d’établir des frontières entre les différents genres, on constate la place accordée à la poésie qui est le référent littéraire par excellence. Les dramaturges Pierre CORNEILLE, Jean RACINE et Jean Baptiste POQUELIN alias MOLIÈRE produisent des œuvres en vers et en alexandrins réguliers. Le fabuliste Jean DE LA FONTAINE utilise le vers aussi. La caractéristique essentielle de la littérature classique est l’unité de ton qui est préservée au niveau de chaque genre. C’est au théâtre que cela se sent le mieux avec l’instauration de sous-genres dramatiques : tragédie, comédie et tragi-comédie.

Mais vers la fin du 18 ème siècle, un poète comme Abdré CHÉNIER et un homme de réflexion sensible comme Jean Jacques ROUSSEAU inaugurent une production littéraire où le ton revêt des accents personnels. Ces auteurs parlent pour eux-mêmes et non pas strictement au nom du groupe. Ce sont les balbutiements du romantisme, courant littéraire qui met à l’honneur le moi et l’imagination, qui libère l’individu et le langage ainsi que l’illustre la vaste œuvre de Victor HUGO. L’unité de ton est remise en cause si bien qu’en poésie, mots aristocrates et mots roturiers coexistent, si bien que poésie et prose se cofondent (« Petits poèmes en prose » de Baudelaire, « Une saison en enfer » et « Les illuminations » d’Arthur RIMBAUD) pour corriger l’affirmation de Monsieur Jourdain, personnage de MOLIÈRE, selon qui «est poésie tout ce qui n’est pas prose » ; si bien qu’au théâtre, la violence est invitée sur scène, le rire et les larmes suscitées dans une même œuvre qui cesse d’être tragédie, comédie ou tragi-comédie et devient drame car, au 19 ème siècle, le drame se propose de rendre la vie sur scène telle qu’elle est vécue, c'est-à-dire avec les joies et les peines, les grandeurs et les servitudes, les exploits et les lâchetés des humains.

Dans la structure des œuvres, des innovations sont entreprises qui montrent l’interaction ou, comme le note fort justement mon collègue Cheih M MBAYE, la transversalité des genres littéraires. Les Nuits d’Alfred de MUSSET renvoient au théâtre puisqu’elles sont bâties sur un dialogue entre le Poète et la Muse. Elles préfigurent surtout le poème dramatique dont de remarquables illustrations sont « Chaka » et « Élégie pour Aynina Fall » de L S SENGHOR.

En ce qui me concerne, les leçons tirées de mes lectures et de ma pratique personnelle de l’écriture me confortent dans l’idée suivant laquelle la distinction des genres littéraires n’établit guère une frontière étanche d’un genre à l’autre mais met en lumière l’aspect dominant dans une œuvre, compte tenu de la nature du message que veut communiquer un auteur.

J’écris des poèmes, des pièces de théâtre et des romans. Cela signifie-t-il que j’excelle dans tous ces genres ? Le critique averti et le lecteur attentif ne décèlent-ils pas un élément caractéristique,  permanent dans mon style quel que soit le genre que j’aborde et qui, de la même manière que mes empreintes digitales signent les actes commis de mes mains, est la marque de mon acte d’écriture ? Je me veux poète et quelle que soit l’œuvre que j’écris, à quelques exceptions près, je m’efforce de laisser la trace du poète. C’est pourquoi  l’extrait tiré de mon texte dramatique « Aliin Sitooye Jaata ou la Dame de Kabrus », proposé aux séries L1a, L1b et L’1, à l’épreuve du commentaire de texte, au baccalauréat, en Juillet 2009, a été analysé par beaucoup de candidats comme un fragment d’une œuvre poétique.

 Ce sont les sujets à traiter qui m’imposent un langage dominant, tantôt plus familier lorqu’il s’agit de présenter des personnages précis, tantôt plus évocateur et émouvant lorsqu’il s’agit de laisser libre cours aux émotions, tantôt plus direct, détaillé et pittoresque lorqu’il faut rendre compte d’une histoire se déroulant dans un cadre temporel et spatial intéressant à faire découvrir. Suivant mon inspiration, j’écris tantôt une pièce de théâtre, tantôt un roman et tantôt un recueil de poésie. Si la poésie se suffit à elle-même, pour moi, les deux autres genres ont besoin du souffle poétique pour atteindre le degré d’efficacité expressive que je recherche si bien que mon théâtre et mon roman sont de plus en plus infiltrés par des éléments de l’esthétique poétique.

Marouba FALL

marouba_fall@yahoo.fr

 

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